05 novembre 2008

Google Books n'est pas (toujours pas) une bibliothèque...

... c'est une base de livres.
En ce en dépit de leur nouvelle page d'accueil (interface anglophone uniquement)
Un bibliothécaire expliquera qu'une bibliothèque, c'est la constitution raisonnée d'une collection de livres, en fonction de choix raisonnés.
Mais de toute façon, il est clair que Google ne vise pas à devenir ce genre de bibliothèque. Google vise clairement à proposer, dans un terme plus ou moins proche, l'intégralité des livres existants à travers Google Books.
Toutefois il y a une autre approche pour définir une bibliothèque : c'est la possibilité d'y trouver des livres en parcourant les rayons.
J'ai cru un moment que Google s'y était intéressé en proposant le Literacy Project, c'est à dire une entrée thématique (la littérature) dans les collections numérisées par Google.
Et en voyant la colonne de gauche de cette nouvelle page d'accueil, j'ai cru revoir mon rêve : une liste de thèmes, donc une possibilité de connaître enfin tout ce que Google avait pu numériser, par exemple, pour l'histoire de l'Occident médiéval.
Hélas ! Seuls 8 catégories sont proposées : Philosophy, Economics, Political science, Linguistics, Mathematics, Physics, Chemistry, Biology.
Les sciences humaines n'y sont pas.
Et d'ailleurs, comme pour le projet Literacy, ce ne sont pas des catégories : c'est une simple recherche sur un champ
"Sujet".
Cliquer sur un la "catégorie" "Philosophy" revient à lancer une recherche Sujet = Philosophy.
Nous y trouvons donc (au 5 novembre 2008) 1575 ouvrages.
Mais il s'agit tellement peu d'une catégorie, que si je remplace "Philosophy" par "Philosophie", je ne trouve plus que 56 livres.
Et au sein de cette rubrique, je ne peux aller plus loin dans la précision.

Donc, à quoi ça sert ?
Personnellement, je dirais : à rien. Strictement.
Ca ne donne même pas une idée du nombre d'ouvrages numérisés par Google pour tel "sujet" (mais "Sciences sociales" ne peut pas être considéré comme un "sujet"), puisque la liste obtenue est tributaire de l'indexation qui n'est pas plurilingue.

En revanche, ça sert à rêver à ce que Google pourrait un jour proposer.
Google a en effet des accords avec WorldCat, avec le Sudoc. Pourquoi ne pas récupérer leur indexation, et surtout leur cotation Dewey ?
Cela permettrait de naviguer dans les collections Google sur ce modèle-là, inventé par l'OCLC.
La classification obtenue serait alors combinable avec une recherche par sujet, et ça deviendrait enfin intéressant.
Donc rêvons...

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24 juillet 2008

Problèmes de langue sur Google Book Search

Voici un comportement curieux de GBS selon la langue d'affichage choisie par l'utilisateur.
Ca incite assez à utiliser GBS systématiquement en anglais.

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20 juin 2008

Les tarelares ?

Je suis enchanté qu'un des quelques outils que j'ai mis en place trouve enfin une application réelle, rapide et efficace. Alors je partage...
J'ai reçu un mail de chercheur me demandant en substance si je savais ce qu'étaient les tarelares, semble-t-il des monnaies mentionnées dans l'inventaire après décès de Guillaume Dufay (XVe siècle).

Voici ma réponse, qui détaille aussi la recherche (succincte). J'ai dû la rédiger en anglais, mais pour vous épargner les fautes de langues, je la retraduis ici dans l'autre sens :
"J'ai utilisé une recherche particulière de Google Book Search, en sélectionnant une liste de livres autour de la numismatique (fonction "Ma Bibliothèque", 169 livres actuellement)
[Rq : la bibliothèque en question est interrogeable directement sur ce blog, dans la colonne de droite].
En cherchant "tarelares", on tombe sur le livre Recherches sur les monnaies des comtes de Namur, p. 110-111, et le mot est utilisé aussi ailleurs (p. 106 et suiv.).
On y apprend par exemple que
"Dix-sept tarelares égalaient alors 18 plaques de Flandre." (p. 106)
"Dupont, marchand et bourgeois de cette ville, pour le terme de trois ans, à commencer à la Noël suivante .
Dupont entra en fonctions le 4 août 1423, et fabriqua, depuis cette date jusqu'au 26 juin 1424 :
1° Des doubles gros nommés tarelares à 5 deniers d'aloi et de 4 sous 2 deniers de taille au marc;
2° Des demi-tarelares à 4 deniers 4 grains d'aloi et de 7 sous 1 denier
de taille;
3° Des doubles mites à 4 grains d'aloi et de 12 sous de taille.
Les doubles mites se nommaient doubles wihots; 18 de ces pièces avaient cours pour une tarelare ou un blaffart." (p. 107)

Mais à première vue l'auteur (Reiner Chalon) n'a trouvé aucun exemplaire de cette monnaie, puisqu'il écrit (p. 114) : "En 1425, 6 tarelares de Namur sont pris pour 7 plaques de
Flandre. Il est impossible de supposer que ces pièces étaient d'un type identique."
(la plaque est aussi appelée double gros).
Peut-être quelqu'un a-t-il plus d'infos sur ces tarelares ? Moi, je n'ai pour le moment aucune documentation plus récente (le livre date de 1860) sur ces monnaies.

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29 décembre 2007

Bibliothèques numériques : GBS, Live Search, Gallica 2


J'ai enrichi ma bibliothèque Google Book Search (cf. ce billet), en incluant finalement des livres non consultables entièrement, voir pas consultables du tout. En effet indiquer un livre non consultable revient à faire de la bibliographie, en permettant tout de même une recherche en plein texte dans ce livre : je ne trouve pas inutile de pouvoir par exemple rechercher en plein texte dans Françoise Dumas, Le Monnayage des ducs de Bourgogne, 1988, en même temps que dans Poey d'Avant. Si je cherche par exemple une représentation de franc à cheval, ou une inscription de quatre lettres dans le champ, j'apprends ainsi rapidement que les ducs de Bourgogne ont pu l'utiliser, même sans accéder au livre. A charge ensuite pour chacun de se le procurer autrement.
De même, j'y ai mis Numismatique médiévale : monnaies et documents d'origine française, de Marc Bompaire et Françoise Dumas (2000), justement parce qu'il manquait un index à cet ouvrage. La recherche plein texte y pourvoira.
Notez que lorsqu'un livre n'est pas consultable, Google ne propose pas de recherche dans le texte intégral de cet ouvrage quand on va sur sa notice. Mais il est toujours possible de lancer une requête en rajoutant par exemple :
intitle:"numismatique médiévale" inauthor:bompaire.

Si un livre non consultable vous intéresse, vous pouvez le localiser dans une bibliothèque automatiquement (au niveau de la notice détaillée).
Je constate que Google Book Search me propose par ce lien un rebonds vers le Sudoc (catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises), sans la possibilité de choisir un autre catalogue. J'ignore si ce lien est paramétrable (lien vers WorldCat, par exemple, qui référence de nombreuses collections de bibliothèques françaises. Un lien vers la BnF est techniquement exclu).
L'interface de Google Book Search ne le prévoit pas (pas de page "Préférences"). J'ai modifié mes préférences Google Scholar (qui permet aussi de localiser un article dans une bibliothèque, et pointait par défaut vers le Sudoc), pour y choisir de localiser dans les collections de Harvard les articles trouvés par Google Scholar. Mais Google Book Search continue de chercher dans le Sudoc.

J'arrive à présent à 163 ouvrages consacrés à la numismatique médiévale (essentiellement française). N'hésitez pas à me signaler d'autres titres.
Si cela vous intéresse, j'ai la possibilité d'extraire la liste complète des titres (avec auteur et URL). Je pourrais la mettre sur ce blog.
Quand on fait une recherche dans la bibliothèque d'un internaute, il est impossible de limiter la liste des résultats aux ouvrages consultables intégralement. Toutefois, après avoir lancé la requête, on peut rajouter en fin d'url &as_brr=1, qui rajoute le paramètre "Affichage du livre entier".



Par ailleurs, Live Search (le moteur web de Microsoft) a lancé sa bibliothèque numérique, accessible uniquement quand on consulte l'interface américaine (onglet "More"), ou en allant directement à cette URL : http://search.live.com/results.aspx?q=&mkt=en-us&scope=books&FORM=LIVSOP.
Le contenu en est nettement plus pauvre que Google Book Search, et pour l'instant je n'ai trouvé à peu près que du contenu anglophone.
En outre, ils ont choisi de ne pas proposer de recherche avancée (Gallica 2 et Europeana ont fait la même chose), ce qui est particulièrement irritant pour la recherche de livres précis ou d'auteurs.
Les fonctions de consultation sont intéressantes (sur un mot recherché, au sein d'un livre une "règle" signale les endroits où est utilisé le mot en question, et permet de naviguer dans le livre de cette manière).
A part The Numismatic Chronicle and Journal of the Royal Numismatic Society, je n'y ai pour le moment pas trouvé grand chose. Mais j'y retournerai régulièrement pour voir...





Je n'ai finalement pas parlé de Gallica 2. C'était à la fois volontaire et par manque de temps. J'y ai retrouvé les défauts exaspérants d'Europeana : ne tient pas compte des guillemets quand il y a des apostrophes au milieu (ex. : "Poey d'Avant") ; ne propose pas de recherche avancée.
Quand on propose une bibliothèque numérique cherchable en texte intégrale, la possibilité de faire une recherche uniquement sur un titre ou un auteur me semble complètement indispensable. Sinon j'ai systématiquement trop de bruit. Si bien que je n'arrive pas à me servir de Gallica 2.
J'y ai noté un pari risqué : au niveau de la liste des résultats, l'interface propose deux encarts de recherche. L'un permet de relancer une requête au sein de la liste des résultats, ce qui est une bonne chose. L'autre propose de relancer une requête dans toute la bibliothèque.
L'objectif est ainsi de fournir à la fois un service (recherche limitée aux résultats d'une première recherche = filtre) et un raccourci (pas besoin de repasser par la page d'accueil pour relancer une requête globale).
A mon avis, la coexistence de ces deux encarts entraîne une confusion inconsciente : on a tendance à se servir du premier que l'on voit, sans se poser de question et sans remarquer qu'il y en a un second.
Au niveau de la liste de résultats toujours, chaque notice présente le titre, l'auteur, la date et des mots-clés (ex. : numismatique médiévale). Mais ces mots-clés ne sont pas cliquables, et ne permettent pas de relancer la requête "Tous les livres indexés avec l'expression 'Numismatique médiévale'".
Un point positif : des filtres sont proposés au niveau de la liste des résultat (Auteur, langue, pays, etc.), sur le même principe qu'Exalead ou Endeca, dont j'ai parlé jadis.
Sur l'interface de consultation d'un document, je regrette l'absence de loupe : je vous défie de lire ceci.
En revanche il est agréable d'avoir enfin une notice détaillée digne de ce nom dans une bibliothèque numérique, affichable facilement sans quitter la page consultée (petit encart qui se superpose à la fenêtre). L'affichage des pages est rapide, et l'ergonomie sobre et agréable. Voilà, j'aurai terminé sur une note positive.
Dans l'ensemble, c'est clairement un outil non achevé. Je ne doute pas que les personnes en charge du projet ont prévu toutes les fonctions absentes que je viens de mentionner. Mais il me semble qu'elles auraient dû précéder l'ouverture au public de ce service. Mais on peut supposer aussi une certaine pression politique qui n'a pas forcément laissé le choix. Tant pis...

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20 septembre 2007

Dans Google Scholar

D'autres l'ont fait, j'en suis conscient... mais je suis dans Google Scholar, et ça me fait mon petit plaisir de la journée. Mon premier article, publié dans la Revue numismatique 2006, sur le type monétaire de Saint-Gilles : un agneau pascal et non une biche (de saint Gilles).
Aucun texte
[Faustin Poey d'Avant, Monnaies féodales de France, t. II, pl. LXXXI, 13]

L'argumentation est essentiellement la suivante :
  1. l'identification d'une image se fait en fonction des attributs (ici : une croix passant derrière le corps de l'animal) et non de son apparence (gracieuse).
  2. Dans l'iconographie de saint Gilles, on voit le saint et la biche, et il n'y a aucune raison d'y mettre une croix.
  3. Mettre un quadrupède devant une croix haute, c'est faire quelque chose qui ressemble tellement à un agneau pascal, que ce serait absurde de la part du graveur de croire que ses contemporains (XIIe siècle) vont y voir autre chose.
J'avais établi pour le rédiger une bibliographie des articles traitant déjà de ce type monétaire, quelle que soit l'interprétation qui en était faite. Du fait de la petite durée du monnayage, et de sa faible étendue, il n'y a que peu d'écrits sur la question, et je m'étais principalement appuyé (outre les études non numismatiques concernant par exemple la vie de saint Gilles, et les études des monnaies de l'Orient latin) sur Poey d'Avant d'une part, et
Henri ROLLAND, « La monnaie de Saint-Gilles », Provence historique, t. 5, 1955, p. 1-7.

Avec la fonction Ma Bibliothèque de Google Book Search, j'élargis cette biblio :
Anatole BARTHELEMY, "Explications de quelques monnaies baronales inédites", RN 1846, p. 287.
Il en dit ceci :
On a pu remarquer à mon paragrapbe XV un nouvel exemplaire de la monnaie de Saint Gilles que les textes nous font connaître dès la fin du XIe siècle 2 le type de l agneau pascal gravé sur cette obole et déjà signalé par Duby me paraît aujourd bui de nature à être expliqué par une légende Torsin que l on disait avoir été fail comte de Toulouse par Cbarlema gne était idolâtre et portait trois moutons dans son écusson Comme il était au siège de Bayonne un ange dit on lui apparut et lui ordonna de substituer une croix pommelée à ses premiers insignes3 de plus dans un manuscrit gascon une vignette représente Torsin à genoux devant Cbarlemagne un ange lui apporte un étendart sur lequel on voit un agneau et une croix à douze pointes 4 Il est évident que cette fable béraldique basée sur l origine des armoiries des comtes de Toulouse explique le type des monnaies en question Goll Cbr t IV Initr X col 228 1 Rev Num 1843 p 391 D Vaissette t II pr page 336 483 sE tr des registres de la maison de ville de Toulouse Histoire des com tes de Tolose par Guillaume Catel conseiller du roy au parlement in f 1623 p 43 et suiv Enrice iy la genologia dels contes de Tboloza ms gascon apud Guill Catel

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13 septembre 2007

Google Book Search utilise Google Scholar

L'intérêt de Google, c'est qu'en proposant une multitude de services, il pense à proposer aux uns les bonnes idées qu'il a eu pour les autres.
Google Scholar, comme toute base d'articles, indique lorsqu'un article est cité par un autre (parmi les articles qu'il indexe, évidemment).
Or des articles de Google Scholar citent également des ouvrages.
Or ces ouvrages peuvent se trouver (consultables ou non) dans Google Book Search.
Conclusion : Google Book Search indique dans la notice d'un ouvrage si celui-ci est cité par un article indexé par Scholar.
Par exemple sur le titre Numismatique médiévale de Marc Bompaire et Françoise Dumas se trouve dans la seconde moitié de la page une rubrique "Références universitaires" qui contient un article (Loi de Gresham et Circulation des Monnaies au Moyen Age) repéré par Google Scholar.
Pourquoi les bibliothèques numériques "publiques" à venir ne feraient-elles pas la même chose ? Problème : en utilisant quelle base d'articles ?

L'étape suivante pour Google, ce serait très logiquement de permettre lors d'une recherche dan Google Scholar, de localiser une ressource trouvée (livre, ou article d'une revue) dans Google Book Search.
Google Scholar permet déjà de localiser des ouvrages dans certaines bibliothèques (cf. les préférences), notamment dans le Sudoc, au moyen du protocole OpenURL. GBS constituant une "bibliothèque" (ou, pour parler plus professionnellement, un réservoir de livres), il ne serait pas absurde de pouvoir rebondir dedans depuis Google Scholar. Mais je ne me fais aucun souci : les développeurs de Google ont déjà dû y penser !

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01 septembre 2007

Google Book Search : chercher dans une sélection de livres

Découvrant récemment que le rayon Numismatique de Google Book Search s'était enrichi de façon vraiment intéressante, je me suis mis à chercher comment bidouiller un moteur n'allant chercher que dans les ouvrages en question, et pas dans toute la base (un genre de Google Custom Search Engine pour Google Book Search).
En vain.
Et Figoblog, grâce lui en soit rendue ! m'apporte la réponse simple sur un plateau : on peut se constituer une bibliothèque...

Sur les listes de résultats apparaît un lien "Ajouter à ma bibliothèque" :



Le lien est aussi proposé dans chaque page de présentation d'un ouvrage.
Comme, bien évidemment, il est possible de lancer des recherches exclusivement dans sa bibliothèque, je vais m'empresser de l'enrichir de tous les titres que je pourrai dénicher en numismatique.
Vous pouvez avoir accès à cette recherche réduite à quelques titres : sur ce lien.
Si je rajoute un titre, vous pouvez en être informés par un fil RSS.
Vous pouvez aussi me signaler des titres à rajouter dans cette "bibliothèque numérique numismatique en m'envoyant un mail.

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29 août 2007

Etat monétaire de Google Book Search

La découverte du Poey d'Avant numérisé incite à aller un peu plus loin.
J'ai lancé la recherche suivante : le mot "monnaies" dans le titre, uniquement pour les ouvrages consultables intégralement.
31 résultats, parmi lesquels (pour la période médiévale) :
Par ailleurs le complément de Poey d'Avant, par Augustin Caron (1882), a bien été numérisé. Mais il n'est pas consultable...
En fouinant encore un peu, on trouve encore (consultables intégralement) :
Mais aussi, pour peu que l'on soit confronté à des monnayages étrangers :
  • De munten der voormalige graven en hertogen van Gelderland de Pieter Otto van der Chijs (1842)
  • Aucun ouvrage de Dannenberg toutefois
  • Et j'avoue ne rien connaître de la bibliographie italienne et espagnole. Quant à la bibliographie anglaise, il me semble que tout a été revu trop récemment pour être consultable ainsi librement en ligne.
Et ce sera tout pour cette fois.

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Poey d'Avant enfin numérisé

En toute innocence et sans réel espoir, depuis quelques mois/années je relance périodiquement la recherche "Poey d'Avant" sur Google Book Search et sur Gallica, afin d'obtenir un jour par miracle LA référence pour les monnaies médiévales françaises.
Gallica : toujours rien.
Google Book Search : CA Y EST !!!!
Monnaies féodales de France, t. I, 1858. (PDF)
Monnaies féodales de France, t. II, 1860 (PDF)
Monnaies féodales de France, t. III, 1862. (PDF)

L'ouvrage est téléchargeable en PDF, mais la recherche plein texte n'est possible que sur la version en ligne. De toute façon, pour une édition de 1860, l'OCRisation automatique n'est pas extrêmement performante.

Dire qu'il aurait fallu commencer par là !
La BnF, il est vrai, a numérisé les Monnaies Mérovingiennes de Maurice Prou (bien après le moins fondamental Monnaies et jetons des évêques de Verdun de Robert). Google aussi a numérisé Prou, mais sans y donner accès... Comme quoi le service public a encore une légitimité !
Finalement, peut-être qu'Internet pourra permettre à la recherche d'avancer ?

A noter : quand on cherche l'auteur Poey d'Avant, seul le tome III sort. Je n'ai retrouvé le tome I que parce qu'il est indiqué sur la notice du tome III. Puis le tome II parce qu'il était associé au tome I.
En outre, je suis tenté de croire que Google numérise sans doute étagère par étagère. Cela signifie donc que si les ouvrages sont rangés thématiquement, d'autres livres de numismatique sont désormais accessibles dans la base.

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28 novembre 2006

Google Book Search et numismatique : les associations de livres

Naïvement, j'écrivais dans un précédent billet : "je suppose qu'à terme, on peut s'attendre à ce que les ouvrages possédant les mêmes "mots et expressions clés" soient reliés entre eux d'une manière ou d'une autre."
Ce n'était pas le cas sur l'exemple pris dans le billet en question, sur le traité d'Engel et Serrure. Mais ça l'est en revanche (et peut-être depuis longtemps ?), par exemple, sur un article publié par la Société nationale des Antiquaires (retrouvé avec la recherche "Saint-Gilles Agnus Dei") : pour ce document trois autres "Livres sur des sujets connexes" sont proposés.
Et je suppose qu'ils sont en lien avec la liste des termes clés.
Je note d'ailleurs que la présentation est différente : cette liste de mots clés n'est pas cliquable, et ne se trouve pas au même endroit. Pour quelle raison ?

Par ailleurs, désormais, avec Zotero, déjà mentionné, il est possible de faire une recherche dans Google Book Search et de récupérer automatiquement les notices sur une liste de résultats.
Par exemple avec la recherche suivante apparaît dans la barre d'adresse une icône "Répertoire" :

Et si je clique sur l'icône en question, un encart s'ouvre, où je sélectionne les notices dont j'ai besoin.

Les catalogues comme Worldcat me permettent déjà cela pour les livres. Mais ainsi j'ai aussi la possibilité de récupérer des notices d'articles, et me constituer rapidement des bibliographies sur un sujet (évidemment, n'ayant pas toujours accès au texte, à charge ensuite de me procurer le document d'une manière ou d'une autre, soit en ligne sur Gallica ou Persée, soit en bibliothèque). Car en terme de bases de données en sciences humaines, tout le monde n'a pas accès à Francis (c'est payant!), qui n'est en soi pas suffisante. Et le catalogue de la bibliothèque de l'American Numismatic Society ne va pas très loin non plus (et ne permet pas cette récupération de notices).

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24 novembre 2006

Google Book Search et numismatique

J'ai appris incidemment que Google Book Search avait rénové son interface. Je suis donc allé voir le résultat. Et il me semble que les évolutions du moteur tendent à le faire de plus en plus ressembler à une bibliothèque numérique.
Sommairement, les reproches des professionnels de la documentation concernant Google Book Search, étaient motivés par (outre la jalousie) le fait que c'était "une base de livres", mais non une bibliothèque, en ce sens qu'une bibliothèque numérique doit aussi proposer d'autres modes de navigation dans les collections que le seul moteur de recherche.
En bibliothèque (papier), il existe le catalogue, bien sûr, mais les études diverses montrent généralement que moins de 10 % des lecteurs s'en servent, voire connaissent leur existence. Et même ceux qui l'utilisent aiment aussi parcourir les rayons, à la recherche d'une idée fortuite et lumineuse.
Google avait déjà amorcé son évolution avec Google Literacy, porte d'entrée dans Google Book Search, orientée littérature.
Les fonctions de recherche (simple et avancée) n'ont semble-t-il pas été modifiée.
Les fonctions de consultation d'un document ont été enrichies :
  • Zoom : cliquez sur les boutons zoom in et zoom out pour adapter la taille du texte à votre vue, ou pour agrandir une image présente sur une page.
  • Lecture continue : arrivé à la fin d'une page, vous étiez obligés de cliquer sur le bouton "suivant" pour afficher la page suivante. Désormais les autres pages se chargent dynamiquement, vous n'avez plus qu'à utiliser l'ascenseur (ou barre de défilement) ou vous déplacer dans la page de la même manière que vous le faites sur Google Maps (cliquer-déplacer).
  • Mode double-page : un clic sur le bouton two page button suffit pour lire le livre... comme un vrai livre.
  • Plein écran : cliquez sur le bouton fullscreen button et le livre occupera une plus grande partie de l'écran. Très pratique pour la lecture !
  • Citations et références : découvrez quels livres font référence à un livre en particulier, et tous les livres qui abordent le même thème.
  • Publicité : et oui, la pub.. celle-ci est affichée dans un léger bandeau en bas de la page.
Si je cherche par exemple les livres d'Engel et Serrure (je pense surtout évidemment au Traité de numismatique du Moyen Age, non encore accessible sur Gallica), les premiers résultats sont les 3 tomes du Traité (en aperçu limité, d'ailleurs, ce qui me rend bien malheureux). Si je clique sur le premier (je note au passage que la page ne s'affiche pas avec Firefox -- un bug passager, j'espère), j'obtiens sans difficulté la page de titre et le sommaire. Je note au passage que l'ouvrage (papier) ne propose pas d'index, si bien que Google Book Search, qui me propose une recherche dans le texte, peut me servir d'index sur l'ouvrage (pour localiser l'usage d'une légende, etc. L'index global se trouve dans le tome 3).
La navigation dans les pages est facilitée par la colonne latérale droite permanente.

Ce qui m'intéresse ici, ce sont les fonctions de navigation dans la collection (si l'on considère qu'il y a une collection, notion qui, chez les "pros", nécessite une politique documentaire consciente). En effet en cliquant sur "A propos de ce livre", j'obtiens une description de l'ouvrage, qui contient comme avant des liens vers "Acheter ce livre", "Recherche de bibliothèques", "Rechercher dans ce livre" et les pages accessibles sans problème.
Surtout, on trouve bien en évidence une liste de mots-clés, une indexation du document.


Pour Engel et Serrure, voici cette liste :
monnaies, fig fig, monétaire, moyen âge, triens, deux lignes, monogramme, aujourd hui, deniers, légende circulaire, monnayage, première partie, revers, lignes séparées, numismatique.

Et ça, il me semble, ce n'était pas dans la version précédente. On voit dans par exemple dans cette liste le terme "aujourd'hui" (?). La liste est clairement automatisée, et part du contenu du document. D'ailleurs, si on clique sur l'un des mots -- contrairement à ce qui se passe pour un catalogue de bibliothèque -- on n'obtient pas d'autres ouvrages, mais des pages dans ce document. L'algorithme produisant cette liste fait donc ressortir les termes les plus employés.
En tant que tel, c'est donc un outil de consultation et non de navigation.
Mais je suppose qu'à terme, on peut s'attendre à ce que les ouvrages possédant les mêmes "mots et expressions clés" soient reliés entre eux d'une manière ou d'une autre. Alors on se rapprochera progressivement du concept de bibliothèque, d'une manière de ranger les livres cote à cote, non pas à la manière des bibliothécaires sur une étagère, mais comme un système de tagging.
Par ailleurs, pour accéder à une page à l'intérieur du document, j'ai été obligé de m'authentifier avec mon compte Gmail. Donc Google va sans doute garder trace de mes consultations. Et on obtiendra ainsi le service de suggestion "Ceux qui ont consulté ce document ont aussi consulté...".

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